March 27, 2017

Abandon de la fluoration: une victoire pour tous / Abandonment of fluoridation: a victory for all

Trouvailles Médiatiques Spéciales 300 x 300Paule Vermot-Desroches, Le Nouvelliste (Trois-Rivières), 21 novembre 2016 – Pour le conseiller municipal du district Pointe-du-Lac François Bélisle, la décision prise lundi soir par le conseil municipal est une victoire pour tous les citoyens de Trois-Rivières.

M. Bélisle, qui avait demandé en juin dernier à ce que la Ville aille en consultation populaire pour régler la question de l’acceptabilité sociale une fois pour toutes, estime que la décision de Trois-Rivières vient probablement de mettre un terme au programme québécois de fluoration de l’eau potable.

«Ça vient de mettre un sérieux clou dans le cercueil du maintien de ce programme. C’était devenu ridicule car on aurait dit que le combat se faisait à Trois-Rivières pour l’ensemble du Québec, mais ce n’était pas à nous de porter ce combat-là», croit-il.

Pour François Bélisle, il appartenait au ministère de la Santé et des Services sociaux d’imposer une telle mesure s’il s’agissait réellement d’un enjeu de santé publique.

«Le ministère n’a jamais voulu mettre ses culottes pour l’imposer. Mais la réalité, c’est que ça ne lève pas. Cet argent pourrait être tellement mieux investi dans d’autres mesures, dans la présence plus importante d’hygiénistes dentaires dans les écoles, dans des mesures préventives pour amener les enfants à se brosser les dents et à adopter de saines habitudes alimentaires», croit François Bélisle.

Sa demande de consultation publique en juin dernier s’était finalement soldée par un compromis demandant au ministère de la Santé de démontrer l’acceptabilité sociale de la mesure, Or, c’est justement cette absence de démonstration aux yeux du maire qui a mis un terme à la mesure et qui a mené à la décision prise lundi soir par le conseil.

Pour François Bélisle, la décision du conseil et du maire démontre une grande écoute du message envoyé par la population. «J’ai le triomphe modeste, mais la raison l’a emporté. Près de 20 000 personnes avaient signé une pétition, ce n’est pas rien. Je suis un élu et je suis là pour servir les citoyens, et ce qui me fait plaisir aujourd’hui, c’est de constater que la Ville a écouté ses citoyens. Tout le monde est gagnant», soutient-il.

L’étude se poursuit
Les parents qui avaient donné leur accord afin que leur enfant participe à la vaste étude menée dans une douzaine d’écoles de la région au sujet des effets de la fluoration de l’eau potable pourront poursuivre les mesures entreprises dans cette étude, du moins pour le moment.

Selon le Dr Christian Caron, qui dirige cette étude auprès de 500 élèves de Trois-Rivières et de 500 élèves de Shawinigan, le volet 1 de cette étude demeure pertinent, étant donné qu’il visait à recueillir des données avant que les enfants de Trois-Rivières ne commencent à consommer de l’eau potable fluorée. Les mêmes vérifications seraient faites sur les enfants de Shawinigan, mais également sur des élèves de Châteauguay, là où l’eau est fluorée depuis de nombreuses années.

Ainsi, si le chercheur ne pourra pas aller recueillir des données sur les enfants qui auront commencé à boire de l’eau potable fluorée, il pourra au moins se servir de l’échantillon de Trois-Rivières comme ville témoin par rapport aux données observées à Châteauguay.

«Il y a des données très intéressantes à aller chercher au cours de ce volet, notamment quant au contrôle des biais de causes de carie et de protection de carie», croit le Dr Caron.

Toutefois, le ministère et l’équipe de chercheurs réévalueront ultérieurement la pertinence de poursuivre l’étude à Trois-Rivières pour les autres volets de la recherche, étant donné que l’objectif était de recueillir des données sur les enfants qui commençaient à consommer de l’eau fluorée.

«Ce qui est plus déplorable, c’est que nous avions une chance unique de déterminer des données à propos d’enfants qui n’avaient jamais reçu la fluoration et qui débutaient, et évaluer les données d’année en année en dehors de tout biais. Ça aurait certainement clarifié de nombreuses questions, des mythes et des idées que nous avions sur le sujet. C’est un rendez-vous manqué, et comme chercheur ça me désole beaucoup», confie le Dr Caron.

Le volet 1 de l’étude devrait se poursuivre environ jusqu’au mois de mars, estime Christian Caron. Par la suite, le tout sera réévalué avec le ministère et les parents d’enfants participant à l’étude seront tenus informés de la suite des choses.

«Dommage pour les enfants»
La coordonnatrice de COMSEP et ancienne conseillère municipale Sylvie Tardif accueille avec déception l’abandon de la fluoration de l’eau. Selon elle, ce sont les enfants en situation de pauvreté qui vont écoper de cette décision.

«Je comprends le maire d’avoir pris cette décision, j’aurais probablement fait la même chose à sa place. Et les opposants ont mené une campagne bien montée, ils ont bien travaillé. Mais au bout du compte, c’était une mesure de santé publique universelle qui allait surtout être bénéfique aux enfants pauvres. C’est dommage pour les enfants», croit Mme Tardif qui, lorsqu’elle était conseillère, avait voté en faveur de la fluoration pour cette raison.

L’ex-politicienne comprend que ça aurait été lourd pour les conseillers municipaux en faveur de la mesure de porter ça durant leur porte-à-porte en cette année électorale.

«On espère maintenant que les opposants à la fluoration mettront autant d’énergies dans la demande pour des mesures de prévention destinées aux enfants, mais pour le moment, elle ne viendra pas cette campagne d’éducation populaire. On est devant un vide. Et de telles campagnes n’auront jamais l’impact que la fluoration aurait eu dans les milieux défavorisés», signale Mme Tardif, qui mentionne tout de même que l’organisme COMSEP a volontairement choisi de ne pas mener cette lutte, notamment en raison de son manque de ressources et des trop nombreuses coupes à son budget de fonctionnement.

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Paule Vermot-Desroches, Le Nouvelliste (Trois-Rivières), 21 novembre 2016 – Councilor for the Pointe-du-Lac François Bélisle district, believes the decision taken on Monday night by the municipal council is a victory for all citizens of Trois- Rivers.

Mr. Bélisle, who had asked last June that the city should go to a popular consultation to resolve the issue of social acceptability once and for all, believes that the decision of Trois-Rivières probably put an end to the Quebec program of fluoridation of drinking water.

“It just put a serious nail in the coffin of maintaining this program. It was ridiculous because it seemed like the fighting was going on in Trois-Rivières for all of Quebec, but it was not up to us to carry that fight,” he believes.

For François Bélisle, it was up to the Department of Health and Social Services to impose such a measure if it was really a public health issue.

“The ministry never wanted to put on its panties to impose it. But the reality is that it does not rise. This money could be so much better invested in other measures, in the greater presence of dental hygienists in schools, in preventive measures to get brushing teeth and to adopt healthy eating habits,” believes François Bélisle.

His request for public consultation last June finally resulted in a compromise requesting the Ministry of Health to demonstrate the social acceptability of the measure. It is precisely this lack of demonstration in the eyes of the mayor that put a term to the extent and which led to the decision taken on Monday evening by the council.

For François Bélisle, the decision of the council and the mayor shows great listening to the message sent by the population. “I have modest triumph, but reason has prevailed. Nearly 20,000 people signed a petition, it’s not nothing. I am an elected official and I am here to serve the citizens, and I am pleased to see that the City has listened to its citizens. Everyone is a winner,” he says.

The study continues:
Parents who agreed to have their child participate in the large study conducted in a dozen schools in the region on the effects of fluoridation of drinking water will be able to continue the measures undertaken in this study, at least for the moment.

According to Dr. Christian Caron, who is leading this study with 500 students in Trois-Rivières and 500 students in Shawinigan, component 1 of this study remains relevant as it aimed to collect data before the children of Trois -Riveres begin to consume fluoridated drinking water. The same checks would be made on the children of Shawinigan, but also on students of Châteauguay, where the water has been fluoridated for many years.

For example, if the researcher cannot collect data on children who have begun drinking fluoridated drinking water, they can at least use the Trois-Rivières sample as a control city compared to the data observed at Chateauguay.

“There is some very interesting data to look for in this component, particularly in terms of controlling the bias of caries and caries,” says Dr. Caron.

However, the Department and the research team will subsequently reassess the relevance of continuing the study to other parts of the research in Trois-Rivières as the objective was to collect data on children who were beginning to consume Fluoridated water.

“What is more deplorable is that we had a unique opportunity to determine data about children who had never received fluoridation and who started, and to evaluate data year after year bias. It certainly would have clarified many questions, myths and ideas that we had on the subject. It’s a missed opportunity, and as a researcher, I’m very sorry, “says Dr. Caron.

Part 1 of the study is expected to continue until approximately March, says Christian Caron. Subsequently, all will be re-evaluated with the ministry and parents of children participating in the study will be kept informed of the next steps.

“Pity for children”
The Coordinator of COMSEP and former municipal councilor Sylvie Tardif welcomes with disappointment the abandonment of the fluoridation of the water. According to her, it is the children in poverty who are going to be affected by this decision.

“I understand the mayor to have made that decision, I probably would have done the same in his place. And the opponents led a well-mounted campaign, they worked well. But ultimately, it was a universal public health measure that was going to be most beneficial for poor children. It is a pity for the children, “says Mrs. Tardif, who, when she was councilor, had voted in favor of fluoridation for that reason.

The ex-politician understands that it would have been cumbersome for the councilors in favor of the measure to wear it during their door-to-door in this election year.

“It is now hoped that opponents of fluoridation will put as much energy into demand for preventive measures for children, but for now it will not come by this popular education campaign. We are in front of a void. And such campaigns will never have the impact that fluoridation would have had in disadvantaged areas,” says Tardif, who nevertheless mentions that the organization COMSEP has voluntarily chosen not to carry out this fight, in particular because of Its lack of resources and too many cuts to its operating budget.

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