May 9, 2017

Fluoration: Trois-Rivières fait marche arrière / Fluoridation: Trois-Rivières backs out

Trouvailles Médiatiques Spéciales 300 x 300Paule Vermot-Desroches, Le Nouvelliste (Trois-Rivières), 21 novembre 2016 – Coup de théâtre lundi à l’hôtel de ville de Trois-Rivières, alors que le conseil municipal a finalement décidé de renoncer définitivement à la reprise de la fluoration de l’eau potable.

La Ville, qui avait pourtant entamé depuis un certain temps les démarches pour adhérer de nouveau au programme du ministère de la Santé et qui avait aussi engagé certaines sommes d’argent dans ce programme, laisse tout simplement tomber devant ce que le maire a qualifié de manque de collaboration de la part de la Santé publique.

«Le ministère s’était engagé à prendre les devants dans ce dossier pour renseigner la population et faire la démonstration de l’acceptabilité sociale. Nous avions pris une décision et c’était un dossier très émotif. Mais moi j’ai pris un engagement, et je m’attends aussi à ce que ceux qui s’engagent face à moi respectent leur parole. Or, ça ne s’est jamais fait», déplore Yves Lévesque, visiblement déçu de ce constat.

Rappelons qu’en juillet dernier, le conseil municipal avait adopté une résolution demandant au ministère de «prendre les moyens nécessaires pour consulter les Trifluviens et l’informer que la nécessaire condition de l’acceptabilité sociale a été rencontrée pour la fluoration de son eau potable». En clair, le maire estimait demander à la Santé publique de mieux informer la population sur les bienfaits de la fluoration. Cet effort n’est cependant pas venu, déplore Yves Lévesque.

C’est donc par le biais d’une nouvelle résolution, ajoutée au varia de l’ordre du jour, que le conseil s’est prononcé à l’unanimité sur cet abandon.

«Qu’on décide de fluorer l’eau ou pas, ça ne me défrise pas un cheveux sur la tête. Ce n’est pas un enjeu assez important. Mais notre décision avait été basée sur des faits scientifiques et sur les recommandations du ministère, en qui on a placé notre confiance quand ils nous ont assuré du bien-fondé de la mesure.

Mais à partir de là, c’est au ministère d’être en avant de la parade. La balle était dans leur camp, car je ne peux pas continuer ainsi de me battre quand ce n’est pas à moi de le faire», mentionne le premier magistrat.

Le maire reconnaît que la Santé publique avait mis en place la réalisation d’une étude par le Dr Christian Caron dans une douzaine d’écoles du territoire afin de vérifier les effets bénéfiques de la fluoration, mais croit que c’était trop peu trop tard par rapport à leur engagement, étant donné qu’il aurait fallu plusieurs années avant même de connaître des résultats probants.

Par ailleurs, le maire indique qu’il se devait de prendre rapidement cette décision avant que la Ville n’aille de l’avant avec l’installation complète de tous les équipements liés à la fluoration de l’eau potable, ce qui aurait représenté 1,5 M$.

Le maire estime que la Ville avait à ce jour investi moins de 300 000 $ dans les infrastructures pour la fluoration. «Je devais bouger vite parce que si on avait décidé dans quelques semaines de ne pas procéder, les équipements auraient été installés au complet. Or, pour moi, c’était une condition sine qua non que la Santé publique fasse son bout de chemin, et ils ont eu amplement de temps pour le faire», croit Yves Lévesque.

Selon la directrice générale de la Ville, France Cinq-Mars, les contrats qui ont été octroyés à ce jour pour la fluoration devront faire l’objet de vérifications quant à l’abandon du projet, mais la Ville ne devrait pas être grandement pénalisée, étant donné qu’à l’heure actuelle, les équipements n’avaient pas encore été commandés.

Appelé à réagir à cette nouvelle, le CIUSSS-MCQ, qui chapeaute notamment le département de Santé publique, a indiqué au Nouvelliste ne pas avoir d’information officielle de la Ville concernant la fluoration. Le CIUSSS pourrait réagir mardi.

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201611/21/01-5043594-fluoration-trois-rivieres-fait-marche-arriere.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=envoyer_cbp

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Paule Vermot-Desroches, Le Nouvelliste (Trois-Rivières), 21 November 2016 – On Monday, the town hall of Trois-Rivières was hit by a drama, as the city council finally decided to give up definitively the resumption of fluoridation of drinking water.

The City, which had for some time begun the process of re-joining the Ministry of Health program and had also committed sums of money to this program, simply dropped what the mayor described as, “Lack of collaboration on the part of Public Health”.

“The ministry was committed to taking the lead on this issue to inform the public and demonstrate social acceptability. We made a decision and it was a very emotional issue. But I have made a commitment, and I also expect that those who commit themselves to me will respect their word. But this has never happened,” deplores Yves Lévesque, visibly disappointed by this observation.

Let us recall that last July the municipal council passed a resolution requesting the ministry to “take the necessary means to consult the Trifluviens and inform it that the necessary condition of social acceptability has been met for fluoridation of its drinking water “. Clearly, the mayor considered asking Public Health to better inform the population about the benefits of fluoridation. However, this effort did not come, deplores Yves Lévesque.

It was therefore by means of a new resolution, added to the agenda, that the council voted unanimously to abandon fluoridation.

“Whether you decide to fluoridate water or not, it does not break my hair on my head. This is not a big issue. But our decision was based on scientific facts and on the recommendations of the department, which we put our trust in when they assured us of the merits of the measure.

But from there, it’s up to the ministry to be ahead of the parade. The ball was in their camp, because I can not continue fighting when it is not for me to do it,” said the first magistrate.

The mayor acknowledged that Public Health had put in place a study by Dr. Christian Caron in a dozen schools in the territory to verify the beneficial effects of fluoridation, but believed it was too little too late in relation to their commitment, given that it would have taken several years before the results could be known.

In addition, the Mayor indicated that it was his duty to make this decision quickly before the City moved ahead with the complete installation of all equipment related to the fluoridation of drinking water, which would have amounted to $ 1.5 million.

The Mayor estimates that the City has so far invested less than $300,000 in fluoridation infrastructure. “I had to move quickly because if we had decided in a few weeks not to proceed, the equipment would have been installed completely. For me, it was a sine qua non condition that Public Health is doing its bit, and they have had ample time to do it,” believes Yves Lévesque.

According to the City’s Director General, France Cinq-Mars, the contracts awarded to date for fluoridation will have to be checked as to the abandonment of the project, but the City should not be greatly penalized, as the equipment had not yet been ordered.

Called to react to this news, the CIUSSS-MCQ, which oversees the public health department, told the Nouvelliste that it does not have any official city information concerning fluoridation. The CIUSSS could respond on Tuesday.

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